• Nucleus (86.2) Et ce fut le premier jour..

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        1.1 Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

        1.2 La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

        1.3 Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.

        1.4 Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.

        1.5 Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.

     

    Ainsi D’une étincelle sortit l’immensité. Toutes les hypothèses butent sur deux faits impossibles à mesurer pour l’esprit humain. En premier la dimension de l’univers à l’instant du Big Bang. Des scientifiques ont parlé de la taille d’une orange, d’autres d’une bille, certains d’un atome. Cet « Objet » devant contenir toute la matière visible par les hommes, les étoiles, les galaxies, le Vide.. la matière noire, et l’antimatière. L’univers condensée dans une bille minuscule. Cette vision du mystère répétée par la science est presque devenue acceptable par l’esprit humain, et de ce fait la gloire du créateur résonne dans l’amour que les hommes portent à la vie. Sans cet amour inouï nul ne pourrait vivre et le monde ne serait qu’un miroir vide sans fin. En second la brièveté de l’Avènement depuis l’origine, moins de quatorze milliards d’années terrestres, est une source de vertige terrifiant. L’éternité pouvant contenir une suite de mesures infinies sur une base de milliards et de trilliards l’âge de l’univers dans une logique de vérité devient infime, incompréhensible, et toute forme d’intelligence s’achève sur ce qui l’a précédé. Cosmo ne m’en avait pas dit plus que ce que je connaissais. Mais cela importe peu, le caractère de toute rencontre avec la nature des énergies primordiales relève d’une expérience où seuls comptent les flux imaginaires et leurs déploiements dans la matière et l’espace-temps, donc je franchis les limites d’une raison confinée à la partie observable du phénomène universel pour explorer les substrats générateurs de l’histoire linéaire. Je me fis livrer comme la liberté fondamentale d’une conscience individuelle m’y autorise, un engin de transport cosmique imaginé sur mesure et validé par des critères de cohérence propres au récit. J’avais néanmoins exigé de Cosmo qu’il me l’offre lui-même en gage d’équilibre. Je fournissais un scénario selon des souvenirs mythologiques dans lesquels son pouvoir reste intact malgré l’incroyance des peuples occidentaux au cœur du conflit céleste, puisqu’il se joue comme nous le verrons entre deux dimensions. En premier celle d’une terre ferme aux lois physiques en accord avec la conscience primaire des hommes, et une seconde Stellaire.. c’est à dire le royaume des Dieux et de toute forme de vie extraterrestre et parallèle. La seconde dimension est alimentée par nos visions les plus archaïques qui par une sorte de logique ascensionnelle situe l’au-delà du réel dans le Ciel.. un monde léger plus éthéré que le nôtre soumis à sa rude pesanteur. Cette configuration nous parait désormais acceptable sinon logique et assez universelle pour structurer les scénarios générateurs de séquences dans l’histoire passée ou future, celle-ci qui est le produit de la création imaginaire destinée à l’assemblage d’une réalité en tant que matière vivante, reste le champ possible d’une altération des puissances qui nous soumettent. La simplicité de l’équation ne peut que révolter par sa cruauté, la vie ou la mort, l’exacte valeur de poulets élevés en cages. ...

     

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